Ville hôte du Forum
Avec une superficie de 23 063 km², le cercle de Niono compte une population de 280 383 habitants suivant la projection de la DRPSIAP/RGPH (1998). Situé dans région de Ségou (quatrième région administrative), Niono est composé de 12 communes : Diabaly, Dogofry, Kala-Siguida, Mariko, Nampalari, Niono, Pogo, Siribala, Sirifila-Boundy, Sokolo, Toridaga-Ko et Yeredon Saniona. Il est limité :
- au Nord par la République Islamique de Mauritanie ;
- au Sud par les Cercles de Macina et Ségou ;
- à l’Est par les Cercles de Téninkou et Niafunké ;
- et à l’Ouest par les Cercles de Banamba et Nara.
L’agriculture, l’élevage et la pêche constituent les trois principales activités économiques du Cercle. L’agriculture occupe une part importante dans l’économie du Cercle à cause de l’importance des périmètres rizicoles qui deviennent de plus en plus des enjeux importants.
Le commerce dans le Cercle de Niono est essentiellement nourri par les produits du secteur primaire et le système financier classique est assuré par la BNDA (Banque Nationale du Développement Agricole) et la BDM-SA (Banque de Développement du Mali). Celui des caisses associatives et des micros finances est en pleine expansion et présent dans presque toutes les communes.
Le Cercle de Niono est une zone d’accueil par excellence en raison des aménagements hydro agricoles de l’Office du Niger, des usines de SUKALA-SA et également de l’abondance de ses pâturages septentrionaux avec une composition ethnique très variée Bambara, Peulh, Minianka, Mossi, Maure, etc.
Historique :
Après l’apogée des Royaumes Bambara de Ségou, du Kaarta du Mema , le Cercle de Sokolo fut l’un des tous premiers du territoire du Haut Sénégal Niger à la fin du siècle dernier comprenant notamment la subdivision de Niono. Depuis la pénétration Française en 1893, l’ex cercle de Sokolo a connu de grands évènements coloniaux ayant marqué l’histoire du cercle de Niono qui se confond à bien des égards avec celle de l’Office du Niger créé en 1932. En effet c’est le 05 Janvier 1893 que le cercle de Sokolo fut créé et placé sous les ordres du Capitaine COLGNARD. A l’époque la situation géographique du cercle de Sokolo lui fera une position stratégique très importantes aux yeux du colonisateur qui tenait à imposer sa farouche domination étrangère. Ce qui durera de 1893 à 1943. en 1942, la subdivision de Niono fut créé et rattaché au cercle de Macina avant d’être érigé en cercle en 1962.
Ainsi Niono tire son nom de « Gneni Keleno » ou « Gneni no » (ce qui veut dire lieu bénis) qui en forme contractée donna Nino. Les fondateurs sont les DIARRA venus de Boussin. Le village a fait l’objet de beaucoup de déplacement. La ville actuelle de Niono à vu le jour vers 1937, à la faveur de l’Office du Niger dont les employés (ouvrier, technicien de l’ON recrutés pour les aménagements de terres) ont élu domicile. A ceux-ci viennent s’ajouter de petits commerçants artisans. Elle est issue de Niono Colonie KM 26 qui jadis était peuplée par les populations venues de Farabougou (Sokolo) et suite aux multiples extensions la ville a atteint ses limites actuelles.
Population
Niono est une Commune Urbaine repartie entre 21 villages. La population de la commune est composée en majeure partie de bambara, de sonrhaï, de sarakolés, de mossis, de miniankas, de peulhs et bozos, etc. ; qui sont aussi les langues parlées de la commune. Les religions dominantes sont l’Islam et le Christianisme. La zone connaît une forte immigration au moment de la récolte du riz et de l’installation des cultures maraîchers.
Accessibilité
La ville de Niono est ouverte aux autres communes et aux grandes villes voisines de Nara, Banamba, Niafunké, Diré, Tombouctou par des pistes par endroit latéritique d’intérêt régional et stratégique ou l’accessibilité est difficile ou presque impossible par endroit pendant la saison des pluies. L’infrastructure routière se compose essentiellement d’une route bitumée
Relief : La commune se caractérise par un relief uniforme aplati et se situe à 7 Km en dessous du fleuve Niger (point A). On rencontre deux zones géographiques aux caractéristiques spécifiques. Au sud-ouest une zone exondée (sol sableux) et le reste est la zone inondée (sol argileux)
Climat :
Le se caractérise par une pluviométrie moyenne de 500 à 600 mm. Elle est régulière et mal repartie dans le temps et dans l’espace. Les vents (harmattans) du Nord-Est vers le Sud-Ouest et la mousson du Sud-Ouest au Nord-Est.
Hydrographie :
Les eaux du fleuve du Niger par l’intermédiaire du canal Cost-Ongoïba et du canal Gruber permettent d’irriguer la commune.
Végétation :
Classiquement la végétation de la commune est constituée du type savane arbustive. Elle a été beaucoup influencée par l’agriculture itinérante et par le système hydraulique de l’Office du Niger qui a nuancé la flore sur toute la litière de la zone inondée. A cause de l’amélioration de la nappe phréatique dans la zone inondée plusieurs espèces ont pu être introduites (Caïlcédrat, Ecalyptus, Manguiers, Rôniers, Nîmes etc. ...).
Infrastructures et équipements
- Infrastructures sanitaires : L’insuffisance d’équipements sanitaires et la mauvaise répartition de la carte sanitaire selon la politique sectorielle de santé sont notoires dans la commune qui dispose de deux CSCOM (Niono C3 et Koulambawèrè) et du CSR (Centre de Santé de Référence). La référence connaît des problèmes de fréquentation et de non paiement des cotisations. La prolifération des moustiques d’une part et l’élévation du taux de mortalité dû au paludisme d’autre part sont entre autres des raisons pour l’équipement et la sensibilisation des populations.
- Infrastructures éducatives : la commune dispose de 5 écoles publiques située à Niono (Siège de la commune) avec 30 salles de classes, 3 écoles privées avec 18 salles de classes et 11 écoles communautaires de 36 salles de classes, 6 écoles medersas, un CED à Siguinè.
- L’école publique souffre d’insuffisance d’infrastructures d’accueil, du matériel didactique, de personnel enseignant compte tenu de son effectif pléthorique (double vacation).
- L’école privée créée pour résorber le surplus des enfants connaît à son tour avec acuité le problème d’équipement, d’enseignants qualifiés et paiement des cotisations.
- Les écoles communautaires, elles souffrent d’un manque de personnel qualifié et un besoin croisant de leur une formation continue s’impose.
- Infrastructure économique : la commune de Niono dispose de deux foires hebdomadaire (Niono et Moussa wèrè). Elle s’attelle pour le transfert de celui de la ville de Niono à Niono –extension.
- Infrastructures routières : les routes principales et secondaires ont une praticabilité saisonnière dans la commune d’où un enclavement pendant les saisons pluvieuses.
- Infrastructures énergétiques : le bois de chauffe est l’un des problèmes cruciaux qui se posent dans la commune dû au manque d’espace forestier. A ce problème s’ajoute celui de l’électricité qui demeure le luxe des nantis.
- Infrastructures hydrauliques :Il existe peu d’infrastructures hydrauliques. On peut cependant retenir, l’adduction d’eau de l’Office du Niger et quelques 7 forages publics qui approvisionnent la ville de Niono. Au niveau de certains villages il y a des points d’eau modernes (forages) qui sont presque tous en panne. Le problème d’eau potable est très crucial dans la commune.
Organisations et associations communautaires :
Niono dispose de :
- 15 APE (association des parents d’élèves) et une fédération d’APE,
- 15 A.V (association villageoise) et 2 T.V (ton villageois),
- 110 groupements masculins et groupements féminins.
Avec ces organisations, les relations sont au beau fixe, la commune intervient d’une part dans le règlement pacifique des différends et litiges entre les membres de ces organisations pour leur bon fonctionnement.

